23e Maghreb des livres, Réagissez

Elwatan; le Mercredi 22 Fevrier 2017
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Racim Benyahia, puisque c’est de lui qu’il s’agit, se distingue encore une fois, à l’instar de son petit bonhomme de personnage, placé au centre de l’affiche. L’enfant, en intimité avec son livre, file du bon temps sur un toit de la médina constantinoise en lisant à la lumière de l’astre. Avec son filet accessoire, il décroche la lune et réalise l’impossible, symbolisant le bonheur spirituel, si rare, que procure la lecture.

L’affiche de cette édition, qui a eu lieu à l’Hôtel de Ville de Paris les 18 et 19 février, a été choisie parmi plusieurs travaux. Elle illustre parfaitement l’esprit de l’événement créé en 1994, par le maire de l’époque, Bertrand Delanoë, sous le parrainage de deux écrivains : l’Algérien Rachid Mimouni et le Marocain Mohamed Chekri, et organisé par l’association Coup de soleil, dirigée par Georges Morin.

Graphiste et bédéiste, diplômé de l’Ecole des beaux-arts de Constantine, Racim (fils de l’artiste- peintre Ahmed Benyahia) n’en est pas à son premier exploit. En 2012, il se révèle au grand public en remportant le concours de la meilleure affiche de l’incontournable Festival Fibda, le cœur battant de la BD algérienne. Un exploit qui lui met le pied à l’étrier et amorce une carrière artistique jusque-là régulière. La BD dans la peau, Racim Benyahia explose en 2016, en publiant, lors du 9e Fibda, un album étonnant, confirmant le coup de crayon de grand maître.

Intitulé simplement «Constantine 1836», l’ouvrage raconte avec génie la bataille de Constantine de 1836, qui a permis à la résistance menée par Ahmed Bey de repousser les conquérants français conduits par le maréchal Clauzel. Racim a été l’invité du Salon, où il a pu signer son album et parler de son affiche.
 

Categorie(s): culture

Auteur(s): Nouri Nesrouche

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